Les acteurs affinent les contours du démarrage des travaux


Projet de rénovation de l’Aéroport international de Douala

Les acteurs affinent les contours du démarrage des travaux

Réunis à Douala du 11 au 14 avril 2026, les principaux acteurs du projet RAP-AID ont passé en revue les modalités techniques, financières et opérationnelles devant encadrer le démarrage des travaux de rénovation de l’Aéroport international de Douala. Objectif : sécuriser le lancement effectif des premiers chantiers dès juin 2026 et garantir une meilleure coordination entre toutes les parties prenantes.

 

Le projet de rénovation de l’aérogare passagers de l’Aéroport international de Douala (RAP-AID) franchit une nouvelle étape. Une importante série de réunions de coordination s’est tenue du 11 au 14 avril 2026 à Douala, réunissant l’ensemble des parties prenantes engagées dans la conception et la mise en œuvre de ce vaste chantier porté par Aéroports Du Cameroun (ADC S.A.).

Organisées sur le site de l’ex-base SATOM, à proximité de l’aéroport, ces assises ont marqué une véritable reprise des concertations entre les différents acteurs depuis la validation de l’Avant-Projet Détaillé (APD). Pendant plusieurs jours, les échanges ont permis de faire un point exhaustif sur l’état d’avancement du projet RAP-AID, mais également de préciser les modalités opérationnelles du lancement de la première composante des travaux.

Autour du chef de projet, Emmanuel SIME LEBOU, étaient réunis les représentants de ADC, maître d’ouvrage, d’Aéroports de Marseille Ingénierie (AMPi), assistant à maîtrise d’ouvrage, du Groupement TPF (maîtrise d’œuvre), des cabinets Bureau Veritas (Contrôle Qualité)  et APAVE (Coordination Sécurité et Protection de la Santé – CSPS), de l’entreprise China Harbour Engineering Company Limited (CHEC) en charge des chaussées aéronautiques, ainsi que de l’Agence Française de Développement (AFD), partenaire technique et financier du projet.

Les travaux ont porté sur plusieurs aspects stratégiques : revue du planning général, analyse des contraintes et risques du projet, mesures d’atténuation, renforcement des mécanismes de pilotage, identification des goulots d’étranglement, sans oublier la problématique des paiements des prestataires et les modalités de démarrage du lot 1.

Au terme des échanges, plusieurs échéances majeures ont été arrêtées. Les travaux du lot 1, consacrés à l’extension des chaussées aéronautiques et exécutés par CHEC, devraient démarrer au début du mois de juin 2026 pour une durée prévisionnelle de douze mois. Depuis le 14 avril, l’entreprise a déjà engagé les opérations préparatoires, notamment l’installation de sa base-vie, la mise en place du laboratoire des matériaux, ainsi que la mobilisation des équipements et les investigations géotechniques.

Un calendrier affiné pour le démarrage des différents lots

S’agissant des lots 2 et 3, relatifs respectivement au bâtiment principal et aux équipements, les derniers ajustements techniques sont en cours de finalisation. Le dossier APD PRO du groupement TPF devrait être présenté à la validation à la mi-juin 2026. Les procédures de pré-ualification et d’appel d’offres international devraient, quant à elles, être bouclées d’ici octobre 2026. Sauf contrainte majeure, les travaux du lot 2 pourraient ainsi démarrer en février 2027 pour une durée estimée à trente mois.

Concernant le lot 3, dédié aux équipements, les experts attirent l’attention sur les délais incompressibles liés à leur fabrication. Entre les commandes, la production et l’acheminement, les premières livraisons sont envisagées à partir de novembre 2027.

La question du règlement des factures des entreprises a également été examinée au cours des travaux. Les clarifications apportées par Mbella Mbella Serge Merier, Directeur de la Comptabilité et des Fiances à ADC, ont permis de lever certaines incompréhensions sur les procédures en vigueur. Il a notamment été précisé que ADC dispose des capacités nécessaires pour honorer ses engagements financiers. Toutefois, les nouvelles dispositions réglementaires de la Banque des États de l’Afrique Centrale relatives aux sorties de devises rallongent les délais de traitement et de liquidation des factures internationales.

Les représentants de l’AFD ont, pour leur part, insisté sur la nécessité d’anticiper les contraintes et d’identifier suffisamment tôt les points de blocage afin d’y apporter des réponses appropriées. Dans le même esprit, le chef de projet a invité les cabinets APAVE et Bureau Veritas à renforcer leur implication dans le suivi opérationnel afin de mieux prévenir les risques potentiels.

Au terme de cette séquence de travail, un mot d’ordre semble avoir fait consensus : renforcer la synergie entre tous les intervenants pour garantir la réalisation, dans les règles de l’art, de ce projet structurant porté par le top management de ADC et appelé à transformer durablement l’image et les capacités de l’Aéroport international de Douala.

 


 

           Page 7 / 210