Les acteurs affinent les contours du démarrage des travaux
- Division de la Communication
- Posté le 18/05/2026 à 11:45.
Projet de rénovation de l’Aéroport international de
Douala
Les acteurs affinent les contours du démarrage des
travaux
Réunis à Douala du 11 au 14 avril 2026,
les principaux acteurs du projet RAP-AID ont passé en revue les modalités
techniques, financières et opérationnelles devant encadrer le démarrage des
travaux de rénovation de l’Aéroport international de Douala. Objectif :
sécuriser le lancement effectif des premiers chantiers dès juin 2026 et
garantir une meilleure coordination entre toutes les parties prenantes.
Le projet de
rénovation de l’aérogare passagers de l’Aéroport international de Douala (RAP-AID)
franchit une nouvelle étape. Une importante série de réunions de coordination
s’est tenue du 11 au 14 avril 2026 à Douala, réunissant l’ensemble des parties
prenantes engagées dans la conception et la mise en œuvre de ce vaste chantier
porté par Aéroports Du Cameroun (ADC S.A.).
Organisées sur le
site de l’ex-base SATOM, à proximité de l’aéroport, ces assises ont marqué une
véritable reprise des concertations entre les différents acteurs depuis la
validation de l’Avant-Projet Détaillé (APD). Pendant plusieurs jours, les
échanges ont permis de faire un point exhaustif sur l’état d’avancement du
projet RAP-AID, mais également de préciser les modalités opérationnelles du
lancement de la première composante des travaux.
Autour du chef de
projet, Emmanuel SIME LEBOU, étaient réunis les représentants de ADC, maître
d’ouvrage, d’Aéroports de Marseille Ingénierie (AMPi), assistant à maîtrise
d’ouvrage, du Groupement TPF (maîtrise d’œuvre), des cabinets Bureau Veritas
(Contrôle Qualité) et APAVE (Coordination Sécurité et Protection de la
Santé – CSPS), de l’entreprise China Harbour Engineering Company Limited
(CHEC) en charge des chaussées aéronautiques, ainsi que de l’Agence Française
de Développement (AFD), partenaire technique et financier du projet.
Les travaux ont
porté sur plusieurs aspects stratégiques : revue du planning général, analyse
des contraintes et risques du projet, mesures d’atténuation, renforcement des
mécanismes de pilotage, identification des goulots d’étranglement, sans oublier
la problématique des paiements des prestataires et les modalités de démarrage
du lot 1.
Au terme des
échanges, plusieurs échéances majeures ont été arrêtées. Les travaux du lot 1,
consacrés à l’extension des chaussées aéronautiques et exécutés par CHEC,
devraient démarrer au début du mois de juin 2026 pour une durée prévisionnelle
de douze mois. Depuis le 14 avril, l’entreprise a déjà engagé les opérations
préparatoires, notamment l’installation de sa base-vie, la mise en place du
laboratoire des matériaux, ainsi que la mobilisation des équipements et les
investigations géotechniques.
Un
calendrier affiné pour le démarrage des différents lots
S’agissant des
lots 2 et 3, relatifs respectivement au bâtiment principal et aux équipements,
les derniers ajustements techniques sont en cours de finalisation. Le dossier
APD PRO du groupement TPF devrait être présenté à la validation à la mi-juin
2026. Les procédures de pré-ualification et d’appel d’offres international
devraient, quant à elles, être bouclées d’ici octobre 2026. Sauf contrainte
majeure, les travaux du lot 2 pourraient ainsi démarrer en février 2027 pour
une durée estimée à trente mois.
Concernant le lot
3, dédié aux équipements, les experts attirent l’attention sur les délais
incompressibles liés à leur fabrication. Entre les commandes, la production et
l’acheminement, les premières livraisons sont envisagées à partir de novembre
2027.
La question du
règlement des factures des entreprises a également été examinée au cours des
travaux. Les clarifications apportées par Mbella Mbella Serge Merier, Directeur
de la Comptabilité et des Fiances à ADC, ont permis de lever certaines
incompréhensions sur les procédures en vigueur. Il a notamment été précisé que
ADC dispose des capacités nécessaires pour honorer ses engagements financiers.
Toutefois, les nouvelles dispositions réglementaires de la Banque des États de
l’Afrique Centrale relatives aux sorties de devises rallongent les délais de
traitement et de liquidation des factures internationales.
Les représentants
de l’AFD ont, pour leur part, insisté sur la nécessité d’anticiper les
contraintes et d’identifier suffisamment tôt les points de blocage afin d’y
apporter des réponses appropriées. Dans le même esprit, le chef de projet a
invité les cabinets APAVE et Bureau Veritas à renforcer leur implication dans
le suivi opérationnel afin de mieux prévenir les risques potentiels.
Au terme de cette
séquence de travail, un mot d’ordre semble avoir fait consensus : renforcer la
synergie entre tous les intervenants pour garantir la réalisation, dans les
règles de l’art, de ce projet structurant porté par le top management de ADC et
appelé à transformer durablement l’image et les capacités de l’Aéroport
international de Douala.
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