RÉHABILITATION DE L’AÉROPORT INTERNATIONAL DE DOUALA : LA PHASE EXÉCUTOIRE AMORCÉE
- Division de la Communication
- Posté le 04/05/2026 à 08:59.
L’entreprise China Harbour Engineering Company (CHEC), en
charge de l’extension des chaussées aéronautiques, a présenté, le 29 avril
dernier, son étude d’impact sur la sécurité aéroportuaire (EISA) devant le
Comité de sécurité côté piste.
Le projet de
Rénovation de l’Aérogare Passagers de l’aéroport international de Douala
(RAP-AID) franchit un cap décisif. L’entreprise chinoise, adjudicataire des
travaux d’extension des chaussées aéronautiques (lot 1 du RAP-AID) a présenté
le 29 avril dernier au Comité de sécurité côté piste de cette plateforme
aéroportuaire, son étude d’impact sur la sécurité aéroportuaire (EISA). Autour
de la table, les principaux acteurs de la plateforme aéroportuaire, en première
ligne sur les questions de sécurité. Il s’agit d’examiner, enrichir et valider
un document stratégique, préalable indispensable au lancement des travaux, dans
un contexte particulier où l’aéroport restera pleinement opérationnel.
Car l’enjeu est
de taille : concilier la poursuite des activités aériennes avec un chantier
d’envergure. L’étude présentée par CHEC se veut donc un outil d’anticipation et
de maîtrise des risques. Elle passe en revue les impacts potentiels des travaux
sur les opérations, la capacité de l’aéroport, ainsi que sur la continuité du
service, tout en intégrant les ajustements nécessaires aux procédures en
vigueur.
Dans le détail,
l’entreprise a exposé les contours du projet à travers des vues aériennes des
zones concernées, une maquette des aménagements prévus et une analyse des
risques. Douze scénarios critiques ont été identifiés, parmi lesquels
l’intrusion d’engins en zone réservée, l’exposition du personnel aux effets des
réacteurs, les dommages aux réseaux souterrains, les risques d’électrocution ou
encore les départs de feu.
Pour y faire
face, CHEC propose un dispositif de 37 mesures d’atténuation. Celles-ci vont du
renforcement des briefings de sécurité à la sensibilisation des personnels, en
passant par la mise en place d’une signalisation adaptée et de protocoles
stricts d’intervention.
À l’issue des
échanges, les membres du Comité ont formulé une série de recommandations
destinées à affiner le rapport final. Celui-ci devra, in fine, obtenir l’aval
de l’autorité aéronautique avant le démarrage effectif des travaux, annoncé
dans les prochaines semaines.
Les travaux
étaient présidés par le directeur de l’aéroport international de Douala, Jacob
Bahayang Mbargaso, également président du Comité de sécurité côté piste. La
rencontre a mobilisé l’ensemble des parties prenantes, notamment les équipes de
Aéroports du Cameroun (ADC), les services de sécurité, les représentants de
l’ASECNA, des douanes, des compagnies aériennes ainsi que de l’Autorité
aéronautique.
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